Atelier citoyen sur l’agriculture

 

Vendredi 2 Mars, j’ai organisé un atelier citoyen à Gonfreville-Caillot sur le projet de loi agricole. Nous avons eu de très riches échanges avec les agriculteurs présents.

Voici les quelques remontées issues de cette réunion.

 

Article 1 :
La construction des prix.
– Malgré l’accueil positif de cette mesure, l’agriculteur ne comprend pas comment il peut être imposé un prix d’achat plancher défini au niveau national, qui pourrait être supérieur au cours moyen du marché dans un contexte d’économie de marché ouvert à la concurrence internationale.
o Sur la détermination de ce prix plancher subsistent de nombreuses questions :
 » Qui va les fixer ? Quid du rôle des coopératives ?
 » Qui va les imposer ?
 » Le coût d’amortissement d’une immobilisation sera-t-il pris en compte sur sa durée totale d’investissement ?
– Comment imposer que chaque intervenant de la filière agricole commence déjà par respecter la loi, à commencer par publier ses comptes de manière effective ?
– La transparence sur les marges est un vrai problème.
– Comment gérer efficacement les besoins en production, afin d’éviter les surproductions et par ricochet l’effondrement des cours ?
– Aujourd’hui sur le papier un agriculteur peut vendre à plusieurs acheteurs sa production, mais dans les faits cela est impossible souvent par le jeu d’ententes implicites. L’agriculteur aimerait posséder la faculté réelle de changer d’acheteur.

Article 2 :
Le montant de l’amende administrative.
– Certains agriculteurs pensent qu’il faudrait que l’amende soit proportionnelle au CA du contrevenant. Une amende de 75 000 €/an pour certains ne représente pas grand-chose.

Article 4 :
Le médiateur.
– Les agriculteurs sont d’accord sur le principe mais se demandent si la neutralité du médiateur sera assurée ?

Article 9 :
Flexibilité sur le prix : Hausse du SRV
– Les agriculteurs sont unanimes sur cette mesure, certains pensent que 10% ne suffisent pas et auraient souhaités le maintien des 15%.

Article 11 :
50 % des produits bio locaux.
– Oui à cet objectif, mais en stipulant que la norme  » bio  » ne suffit pas, ils préfèreraient surtout que leur origine locale soit obligatoire
– Comme sur beaucoup d’autres sujets, Il faudrait une harmonisation européenne du cahier des charges des normes pour le bio.

Article 13 :
Maltraitance animale.
– Afin de la limiter, notamment dans les transports, la principale mesure est de limiter ceux-ci, à commencer par rouvrir les petits abattoirs ou mettre en place des abattoirs itinérants.

Article 14 :
La commercialisation des produits phytopharmaceutique.
– La plupart craignent que ceci augmente encore leur coût de production.
– Ils souhaiteraient là encore une harmonisation européenne.
– Ils ne comprennent pas l’interdiction des RRR, pensant que les industriels ne joueront pas l’effet d’aubaine, certains craignent que celles qui leurs étaient déjà accordées ne le soient plus.

 

Un très grand merci à tous les participants !