Déplacement à Calais pour visiter l’usine d’Alcatel Submarine Networks (ASN)

Mardi 6 février, dans le cadre de la commission d’enquête sur les décisions de l’État en matière de politique industrielle, nous nous sommes déplacé à Calais avec plusieurs de mes collègues pour visiter un fleuron industriel français dans le domaine du câblage optique sous-marin : Alcatel Submarine Networks (ASN).

Le développement d’Internet a amélioré les communications à travers le monde, et ceci grâce au vaste réseau de câbles sous-marins véhiculant 99% du trafic intercontinental de données. Tous les opérateurs télécoms et énergétiques, les institutions financières, les forces armées… font transiter leurs données par ces câbles optiques sous-marins.

L’ASN est le leader mondial des systèmes de télécommunication sous-marins. Son innovation constante lui permet d’atteindre des records mondiaux en matière de capacité de transmission. Elle supervise et maintient plus de 60 câbles sous-marins de télécommunication soit près de 50% du trafic internet mondial. Elle développe également l’écoute acoustique sous-marine ou l’écoute sismique grâce à ses câbles.

L’ASN a installé 590 000km de câbles optiques sous-marins en fonctionnement, soit l’équivalent de 15 fois le tour de la terre et détient environ un tiers du marché mondial des connexions sous-marines sur les moyennes et longues distances

L’usine de Calais emploie aujourd’hui 405 salariés et constitue l’un des principaux employeurs de la région. Il est le premier site mondial en terme de capacité de production : 45 000 km de câbles par an. En dehors de la production, le site développe la recherche et le développement, recycle les câbles hors service et dispose d’une école de formation créée en 2014.

L’ASN détient une flotte de 6 navires câbliers. Lors de notre déplacement, nous avons pu découvrir l’un de ces navires : l’ »Île de Batz ».

Ce déplacement très instructif nourrira nos réflexions pour nos propositions qui seront faites dans le rapport à l’issue de cette commission d’enquête. Un objectif : protéger nos fleurons industriels français !