D’après l’ONU, plus de 230 millions d’enfants n’auraient pas été déclarés à l’état-civil. Privés d’un nom, ils se retrouvent étrangers à leur propre pays et n’ont accès à aucun des services publics élémentaires. Ils n’ont aucun droit à l’éducation, à la santé ni même au travail légal. Nous ne pouvons tolérer un tel scandale au XXIe siècle !

Face à l’ampleur du désastre, j’ai souhaité que soit organisé un ciné-débat avec le soutien de l’Université du Havre. Pour donner du sens à cette soirée, nous avons fait en sorte qu’elle prenne place le 19 novembre, soit à la veille de la Journée mondiale des droits de l’enfant

En tant que rapporteure du réseau des femmes parlementaires Francophones, j’ai pu échanger avec de nombreuses associations et organisations qui dénoncent depuis de nombreuses années la situation de ces enfants sans identité. Je pense que cette conférence est une véritable chance pour nous d’éveiller les consciences. Et si ces organisations ont démontré un appui sans faille pour accompagner ces enfants privés de leurs droits les plus élémentaires, je crois qu’il est temps de leur octroyer un appui politique !

L’acte de naissance n’est qu’un simple papier, une formalité me direz-vous. Mais c’est ce même papier qui trace l’identité et la destinée de centaines de millions d’enfants à travers le monde. En Afrique subsaharienne, 20 à 30% des enfants n’ont pas d’identité civile.

Alors, quels droits pour ces enfants qui justement n’ont pas été déclarés, n’ont pas été enregistrés dans les services civils des communes et villages qui les ont vu naître ? Quel avenir pour cette jeunesse dépourvue d’identité ? Quelle vie s’offre à eux ?

Ces enfants deviennent invisibles, tels des fantômes pour reprendre l’expression éponyme, et se voient souvent privés de leurs droits les plus fondamentaux.

C’est là, toute la délicate question que se propose de traiter le documentaire réalisé par Clément ALLINE et produit par Michel WELTERLIN, avec ses portraits d’une justesse émouvante, avec ses récits de vie saisissants. Dans ce film, pas d’atermoiement, mais un constat des plus inquiétants que dessinent en filigrane peu à peu les témoignages de ces enfants et de leur entourage. Et telle un point lumineux dans ces vies de l’ombre, il y a la pugnacité de ces acteurs de l’éducation, de ces responsables d’ONG, il y a leur engagement inlassable, concret, sur le terrain.

Alors, profitant du Festival des solidarités de ce mois de novembre, j’ai souhaité que ce film ait toute sa place. Parce que, vous l’aurez compris, il s’agit également d’une formidable histoire d’entraide et de coopération. Et cette précieuse solidarité, telle une pelote, continuera de se dérouler puisque ces projections en France, initiées par M. Jacques KRABAL et moi-même, sont le prélude de futures projections en Afrique subsaharienne à l’horizon 2019.

Vous pouvez retrouvez le film en cliquant ici.

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