Violences éducatives : je m’engage

 

J’ai décidé de signer la proposition de loi portée par mes collègues Maud PETIT et François-Michel LAMBERT visant à interdire les violences éducatives ordinaires, comme les claques, les fessées, les tirages de cheveux, les pincements, etc.

L’objectif est de compléter la définition de l’autorité parentale qui est prévue à l’article 371.1 du Code civil en précisant que, parmi les devoirs qui composent cette autorité, figure celui de s’abstenir de l’usage de toutes formes de violences vis-à-vis des enfants, que ce soit physiques, verbales ou psychologiques.

De nombreuses études démontrent aujourd’hui que la valeur éducative de la claque ou de la fessée est une fausse croyance.
 Ni la fessée ni aucune autre punition corporelle, ni aucun cri, n’a comme effet un meilleur comportement de l’enfant dans la durée. Des études indiquent également que le recours à ces pratiques est associé à une augmentation de troubles et problèmes de comportement au cours de l’enfance. Par exemple, l’étude de l’Université d’Austin, au Texas (Méta-analyse parue en 2016, regroupant les données de 75 études réalisées sur une période de 50 ans et portant sur 13 pays et 160 000 enfants), révèle que les punitions corporelles favorisent l’agressivité, une baisse de l’estime de soi, une baisse des performances, un comportement antisocial.

À ce jour, 53 pays, dans le monde, dont 22 des 28 de l’Union européenne, ont voté des lois interdisant toute forme de violence à l’égard des enfants. Et ce processus d’abolition s’accélère !
 La Charte européenne des droits sociaux prévoit également l’interdiction de cette violence en son article 17.

 

-> Retrouver la proposition de loi